Une étude allemande publiée par le International Journal of Infectious Diseases le 16 avril 2021 a récemment fait polémique sur les réseaux sociaux. La raison ? Cette étude analyse le cas d’un patient de 86 ans décédé d’une insuffisance rénale et respiratoire aiguë 4 mois après sa première dose de vaccin Pfizer-BioNTech. Ne présentant aucun symptôme du Covid et ayant été testé négatif, cet homme a finalement été testé positif juste avant son décès. Cette étude a été créée en tant que simple cas d’étude. Seulement, elle a inévitablement été été déformée à travers divers posts partagés de nombreuses fois sur les réseaux sociaux, mettant en avant le fait que “la présence de l’ARN viral dans tous les organes, malgré un vaccin, indique que (….) que le vaccin ne fonctionne pas du tout”, et d’autres allant même jusqu’à dire que cette étude prouve que le vaccin est dangereux.

Tout d’abord, il est faux d’affirmer que l’ARN viral était présent dans tous ses organes : l’étude explique que neuf organes ont été observés et que sept d’entre eux en contenaient. Comme l’explique l’AFP dans un récent article, “Ses tests sérologiques ont révélé des anticorps dirigés contre la protéine S (“spike”) mais pas des anticorps contre la protéine N du virus. Comme le vaccin ne suscite que des anticorps anti-S, cette sérologie montre que le patient avait déjà développé une immunité à travers la vaccination.”

Il est nécessaire de comprendre la différence entre Sars-CoV-2 et Covid-19 : on peut être positif sans être malade et sans présenter aucun symptôme du Covid-19. Les vaccins n’empêchent pas d’attraper le virus, mais limitent fortement le fait de développer des symptômes. “Notre patient, bien que positif au Sars-CoV-2, n’est pas mort du Covid-19. Nous pensons que la réponse immunitaire due au vaccin a été en mesure de prévenir le Covid-19”, explique le Pr Hansen, qui a conduit l’étude. Donc non, le cas de cet homme ne prouve ni que la vaccin ne fonctionne pas, ni qu’il est dangereux pour la santé.

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