Stéphane Bouillon, Secrétaire Général de la Défense et de la Sécurité Nationale (SGDSN) a annoncé ce 2 juin la création en septembre 2021 d’une agence nationale de lutte contre les manipulations de l’information. Cet outil aura pour mission de déjouer les tentatives de pays étrangers de « déstabiliser » la France, principalement lors les périodes électorales, en détectant les attaques informationnelles et en remontant à leur source. Prévue pour la rentrée, cette initiative pourra mobiliser jusqu’à 60 personnes, qui travailleront en sources ouvertes, c’est-à-dire à partir d’éléments publics, comme l’a précisé S. Bouillon au cours d’une audition devant la commission Défense à l’Assemblée Nationale.

Trois ans après la promulgation de la loi contre les fake news, cette nouvelle agence témoigne de la prise de conscience du caractère dangereux des campagnes de désinformation. Ce que l’on peut constater, c’est que ce type d’initiative apparaît peu à peu partout dans le monde, notamment avec l’East StratCom Task Force créée par l’Union européenne en 2015, ou encore un Global Engagement Center au sein du Département d’Etat, aux Etats-Unis.

“(…) il ne s’agit pas de corriger ou rétablir la vérité, mais d’arriver à détecter les attaques quand elles viennent de l’étranger, pouvoir les caractériser et d’une certaine manière les attribuer pour pouvoir permettre aux hommes politiques, aux diplomates, à la justice et à la presse de constater que, sur 400 000 tweets de reprise de telle ou telle information, 200 000 viennent d’une ferme à bots dans une région hors de notre pays ou que tel débat provient d’une ferme à trolls”

Stéphane Bouillon

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